DA MAG Octobre, numéro 102
SOMMAIRE
EDITO : La balle au bond
DOSSIER : Boissons gourmandes, la valeur ajoutée du plaisir
ANALYSE METIER : Le marché de la DA en Allemagne
NOUVEAUTE MATÉRIEL : Maison du café
INTERVIEW : Christian Mengus patron de la filiale française de Crane Payment Solutions
EDITO
La balle au bond
Mauvaise limonade ! Afin de lutter contre l’obésité, le Gouvernement a décidé de s’en prendre aux boissons sucrées (si cela ne faisait grossir, je dirais que c’est une tarte à
la crème…). Pas au vin, chère production emblématique nationale, ni aux jus de fruits. Aux sodas, au même titre que les alcools et le tabac. Or donc, la taxe sur les boissons avec sucre ajouté
qui devrait être prochainement votée entraînera un surcoût de l’ordre de 1,2 centime par canette (33 cl) et 1,8 par bouteille de 50 centilitres.Derrière l’hypocrisie de la mesure – on se souvient des taxes sur les émissions de Co² des voitures pour réduire la pollution – se pose la sempiternelle question de qui va payer : les industriels, les distributeurs, les consommateurs ? En général, chacun essaie de refiler la patate chaude à son voisin, sauf que cela ne marche pas à tous les coups.
Si les Gestionnaires devaient prendre encore sur leurs marges pour absorber cette nouvelle accise, cela ne ferait qu’amplifier le problème généré par des années de prix fixes. Si au contraire, ils pouvaient profiter de l’occasion pour répercuter cette hausse, celle-ci atteindrait cinq centimes puisque c’est la plus petite valeur acceptée par les monnayeurs. Il pourrait être opportun de saisir la balle au bond et d’imprimer un mouvement haussier généralisé dont la profession a tant besoin.
Pour conclure sur un trait d’humour dans cette triste affaire, je reprendrai ces quelques mots postés par un internaute sur un blog : « Quand j’aurai fini de boire mon Whisky-Coca, j’aurai plus contribué aux finances de la France que Total en un an ». Edifiant.
Allez, ne pleurez pas, cette fois, c’est sûr, avec ce genre de mesures on va sortir de la crise !
Bonne lecture.
Eric FROGER
DOSSIER
Boissons gourmandes : la valeur ajoutée du plaisir
Adoptées par les consommateurs, les boissons gourmandes ont trouvé leur place dans les DA des stations d’autoroute. Dans les entreprises, le marché en est
encore à ses débuts. Les fabricants de machines et d’accessoires, persuadés qu’il représente une voie de valorisation pour la profession, affûtent leurs gammes. Reste aux
gestionnaires à se saisir de cette opportunité.
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ANALYSE METIER
Le marché de la DA en Allemagne
A l’occasion de Eu’Vend, le syndicat allemand de la Distribution Automatique, la BDV, a communiqué un ensemble de données sur le marché qu’il nous a paru intéressant de
synthétiser pour nos lecteurs.
Grâce au retour à des conditions économiques favorables, le marché de la Distribution Automatique en Allemagne a évolué positivement en 2010. Les distributeurs de boissons et de produits
alimentaires font désormais partie intégrante du secteur marchand et sont plus largement acceptées par les consommateurs qu’auparavant. Sur le plan des chiffres, le marché allemand pèse
environ 2,5 milliards d’euros, soit un peu plus que le marché français. En revanche, on n’y recense que 510 000 automates, dont 54 % de DA de boissons chaudes, 29 % pour les
boissons fraîches et 17 % pour les snacks et les produits de restauration. La dépense moyenne per capita était de 30 € en 2009 et il y a un DA pour 157 habitants, soit
environ un tiers de moins qu’en France où nous avons un DA pour 103 habitants.
Enfin, l’Allemagne compte un millier de sociétés de gestion, la plupart étant des entreprises familiales d’influence régionale. Si la création d’entreprises continue dans
le secteur, on notera que des petites et moyennes entreprises sont passées dans le giron des sociétés de plus grande importance. Et même si le paysage global de la Distribution Automatique en
Allemagne a finalement peu évolué, quelques acteurs majeurs ont assuré une croissance régulière.
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NOUVEAUTE MATERIEL
Maison du Café pousse ses pions en entreprise
La technologie Cafitesse® s’applique à Excellence et Easy Milc. Ces deux nouvelles machines exclusives signées par la division de Sara Lee combinent boissons
chaudes de qualité, utilisation et entretien simplifiés, et hygiène.
Hôteliers et établissements de santé connaissent bien la solution globale Cafitesse® de Maison du Café Coffee Systems qui permet à leurs convives de se servir en boissons chaudes
qualitatives, sans souci d’entretien et en un minimum de temps. Ambitionnant de s’installer de manière significative en front-office, Maison du Café Coffee Systems combine les atouts de
cette technologie haut de gamme à son savoir-faire en produits torréfiés pour signer deux machines exclusives.
Cafitesse® Excellence vise les entreprises et lieux de séminaires. Avec une capacité de 87 litres de café par heure et la production d’une tasse de 20 cl en 9 secondes (1 L en 30
secondes), cette machine compacte au design élégant permet de réaliser des cafés (filtre, type espresso) et des boissons gourmandes de qualité (capuccino, chocolat chaud) par simple
pression des touches de sélection. Le consommateur a la possibilité de personnaliser son café en réglant sa force (doux ou corsé) et la contenance de la tasse.
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INTERVIEW
Christian Mengus : Le monnayeur reste la référence des systèmes de paiement
Alors que les différentes sociétés appartenant à Crane sont regroupées sous la marque ombrelle Crane Payment Solutions, Christian Mengus, patron de la filiale française, prend la
parole pour nous en exposer les tenants et les aboutissants. Interview.
NRI vient de passer avec ses consoeurs dans le giron de Crane Payment Solutions. Pourquoi ce regroupement ?
Christian Mengus : au fil du temps, Crane avait acquis plusieurs sociétés ayant pour point commun leur activité dédiée à la monétique. Ces sociétés, NRI, CashCode, Money
Controls et Telequip, sont soit complémentaires, soit concurrentes par certains aspects de leurs activités respectives. Par exemple, CashCode et Money Controls produisent toutes deux des
lecteurs de billets mais n’agissent pas nécessairement sur les mêmes segments de marché. Crane a voulu à la fois réorganiser ses activités monétiques et les rationaliser en regroupant
l’ensemble de ses activités sous une raison sociale commune, Crane Payment Solutions, qui devient par là même une marque ombrelle. Selon l’adage « L’union fait la force », nous
sommes ainsi plus forts face aux défis de demain. Et pour rassurer nos clients, je précise que toutes les marques, dont NRI, sont bien évidemment conservées.
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