DA MAG Septembre, numéro 101

SOMMAIRE

 

EDITO : La mort est dans le prêt

DOSSIER : Les boissons gourmandes sont attendues par les consommateurs

ANALYSE METIER : Un nouveau président pour Prodia Plus

NOUVEAUTE MATÉRIEL : Crousti’pom
INTERVIEW : Max Havelaar

 

EDITO

couv da mag 101 : OasisLa mort est dans le prêt

L’été 2011 aura été marqué par le sale temps pour les vacanciers… et par les soubresauts de la planète Finance.


Cela a commencé avec le problème de la dette grecque, un Etat en quasi-faillite si l’on en croit l’agence de notation Moody’s,
qui place la Grèce à un cran au-dessus de la cessation de paiement. Puis une autre agence de notation, Standard & Poor’s, a dégradé la note des Etats-Unis devant la dette abyssale du pays, à laquelle s’ajoutait une négociation qui semble incongrue pour que le Congrès autorise l’Etat américain à s’endetter davantage, lequel en avait pourtant besoin ne serait-ce que pour payer ses fonctionnaires. Les Bourses se sont effondrées, ranimant le spectre d’une banqueroute mondiale et d’une nouvelle crise économique majeure.


La « mécanique » de l’économie et de la finance échappe au commun des mortels. Mais même sans être un spécialiste, on peut néanmoins légitimement s’arrêter sur quelques chiffres, comme la dette des USA qui culmine à 14 300 milliards de dollars (sic) ou sur les trente-cinq années consécutives de déficit budgétaire de la France ! Je ne parle ni de l’Espagne, ni de l’Italie, ni des autres pays européens dont ceux de l’Est.

La situation est surprenante. En effet, les établissements financiers ont prêté des fonds aux Etats à vannes ouvertes pendant des décennies, alimentant des déficits insurmontables et aujourd’hui ils prennent peur. Du côté des gouvernants, on a l’impression que tout ce petit monde découvre que l’on ne peut vivre à crédit éternellement et qu’un prêt est, par nature et par destination, remboursable. Pourtant, même sans sortir de l’ENA, cela semble tellement évident !

A tout le moins, cette crise aura eu le mérite de faire prendre conscience à certains de nos gouvernants de la nécessité d’avoir des budgets en équilibre et de l’urgence qu’il y a à commencer à se désendetter. Bien sûr, cela passe par une réduction des dépenses publiques, mais cela ne suffit pas. D’ailleurs, le Premier Ministre vient d’annoncer un train d’augmentation de diverses taxes et autres impôts, qui devrait rapporter 11 milliards d’euros par an. Mais avec un déficit annuel de l’ordre de 90 milliards d’euros et l’objectif de réduire le déficit à 3 % du Budget d’ici à 2013, il faudra sans doute mettre encore la main à la poche.

Allez, ne pleurez pas, cette fois c’est sûr, c’est pour notre bien.

Bonne lecture et bonne rentrée.

Eric FROGER

efroger@la-da.com

DOSSIER

Les boissons gourmandes sont attendues par les consommateurs

Dossier DA MAG 101Plus crémeuses, plus douces, plus suaves… Les boissons gourmandes en font saliver plus d’un. Objet d’un véritable engouement sur le marché de la restauration hors domicile, elles pénètrent peu à peu le marché de la DA. Les industriels multiplient les stratégies pour convaincre les gestionnaires de leur potentiel.

Depuis 2004 et l’ouverture du premier salon de café à l’enseigne Starbucks, les Français ont appris à prononcer et à reconnaître les caffè latte, mokaccino et autres cappuccino con pana. Ils plébiscitent les boissons gourmandes dans la restauration commerciale, comme en témoigne le succès de nombreuses enseignes, mais également à domicile où les machines à café (Tassimo chez Kraft, Senseo chez Maison du café, Nescafé Dolce Gusto…) remplacent petit à petit la cafetière à filtre. L’offre actuelle en distribution automatique répond aux besoins fonctionnels des consommateurs. Elle se doit de prendre en compte ces évolutions et de proposer, elle aussi, une offre de boissons gourmandes. Mais comment peut-on définir ces boissons ? Pour Loïc Jacquemin, directeur général chez JJ Darboven, « Au-delà de la notion de gourmandise, c’est la qualité du produit, sa noblesse qui confère aux boissons gourmandes tout leur attrait ». Pour l’heure, ce segment de marché ne pèse que 6 % en distribution automatique. « Il est certes petit, mais progresse de 12 % par an, analyse Muriel Chausson, directrice marketing CHD chez Kraft Foods. « Les boissons gourmandes sont une piste à exploiter par les gestionnaires pour réussir à augmenter leurs tarifs, mais elles permettent surtout d’élargir le panel des consommateurs et d’attirer à la machine un pourcentage non négligeable de consommateurs de café à conquérir », analyse, pour sa part, Gilles Durand chez Satro.

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ANALYSE METIER

Prodia Plus

Un nouveau président pour Prodia Plus

Lors de la dernière AG du groupement qui s’est tenue fin juin, le conseil d’administration a élu son nouveau président. C’est Nicolas Meunier, dirigeant de Capda, qui présidera désormais aux destinées du plus important groupement de gestionnaires indépendants de France. Rencontre avec le nouvel élu.

Vous présidez désormais Prodia Plus, pouvez-vous dresser un « bilan initial » du groupement ?
Avant toutes choses, je voudrais rendre hommage à Jean Patouillet, mon prédécesseur, qui non seulement a fait partie des membres fondateurs de Prodia, mais surtout qui a su prendre en 2002 le virage qu’il fallait quand Autobar a racheté en quelques mois près de la moitié des adhérents - et du chiffre d’affaires - de Prodia. En fondant Prodia Plus, il a insufflé un nouvel élan au groupement, notamment en embauchant un Compte-clé qui a recruté de nouveaux adhérents et conquis les premiers clients nationaux. C’est également sous son impulsion qu’a été mise en place la cellule opérationnelle, dirigée par Philippe Busnengo, qui aujourd’hui s’occupe de tous les aspects « management » du groupement : équipe commerciale, service Achats, gestion et organisation de la vie du groupement, etc. Actuellement Prodia Plus regroupe 39 sociétés de gestion réparties sur tout le territoire national et réalise un chiffre d’affaires consolidé de 122 millions d’euros. Grâce à 115 agences et dépôts, nous assurons une couverture géographique complète, à mon sens une condition sine qua non quand on s’adresse à des clients nationaux dont les unités ne sont pas forcément situées dans les grandes métropoles françaises.

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NOUVEAUTE PRODUIT

Crousti’pom disponible pour la distribution automatique
Crousti Pom

Commercialisé en grande distribution dans un format 50 g, Crousti’pom adapte son conditionnement pour investir le secteur de la DA : dès ce mois de septembre, le snack de Vico se décline en sachet de 30 g.

Ce nouveau format permet de positionner ce produit de grignotage parfaitement approprié aux ventes en automates à un prix de vente conseillé sous la barre de 1 €. « Nous avons été fortement sollicités par les professionnels du Vending, notamment lors des différents salons où nous étions présents, pour lancer une version Crousti’pom adaptée à une consommation individuelle et proposée à un prix adapté », explique David Mahu, compte-clé RHF d’Intersnack. Il faut dire que le produit correspond bien aux tendances de consommation actuelles, qui favorisent les produits de snacking naturels et plus légers, notamment à base de fruits, dans la droite ligne des recommandations des différents PNNS. Les consommateurs veulent se faire plaisir avec des produits sains et bons qui leur permettent d’équilibrer leur alimentation.

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INTERVIEW

Max Havelaar mise sur la RHF Max Havelaar

La crise économique n’a pas donné un coup d’arrêt au commerce équitable en France, elle a cependant modifié les stratégies des différents acteurs. Depuis une année, la croissance est tirée par le marché de la restauration Hors Domicile et particulièrement par la DA. Benjamin de Poncheville, responsable des relations commerciales et de la filière Café de l’association Max Havelaar France évoque la situation actuelle.

Comment le commerce équitable évolue-t-il actuellement ?
Les chiffres de vente restent bons. Avec une croissance de 5 % en 2010 en France, le commerce équitable a vu son chiffre d’affaires dépasser les 300 millions d’euros. Néanmoins, la progression semble se ralentir. En cause, le passage d’une période d’euphorie à une certaine stabilisation de la demande fortement liée à la crise. Nous avons remarqué également le repli de certaines marques et de certains distributeurs en cette période troublée, décision d’autant plus dommageable que le commerce équitable nécessite un engagement à long terme. Du côté des consommateurs, si la dépense moyenne a un peu baissé chez les gros consommateurs, le commerce équitable recrute toujours de nouveaux adeptes, ce qui est rassurant !

L’envolée des cours des matières premières agricoles et notamment du café est-elle pénalisante ?
Tout à fait. Contrairement à une idée répandue qui voudrait que la flambée des cours profite aux petits producteurs, cette situation fait peser un risque à l’ensemble des acteurs. Au sud, des intermédiaires que l’on appelle les coyotes achètent directement la récolte des petits producteurs au détriment des coopératives qui n’arrivent plus alors à faire face à leurs engagements. Au Nord, les marques éprouvent alors des difficultés à se fournir et à valoriser leurs produits ce qui les conduit parfois à renoncer à soutenir ce type de commerce.

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