DA MAG Décembre/janvier 2012, numéro 104

SOMMAIRE

 

EDITO : Jacques a dit

DOSSIER : Piloter son activité avec un logiciel de gestion adapté

ANALYSE METIER : Navsa prépare 2012

NOUVEAUTE PRODUIT : Des brownies dans la gamme St Michel
FOCUS FABRICANT : Sodebo met la DA à l'heure du merchandising

 

EDITO

couv da mag 104 : N&W Global vendingJacques a dit

Quand nous étions petits, nous jouions à « Jacques a dit ». « Jacques a dit : levez la jambe » et on levait tous la jambe, etc. Et quand le maître de cérémonie disait « levez la jambe » sans préciser « Jacques a dit », malheur à celui qui exécutait l’ordre car il était exclu du jeu.

Les soubresauts actuels de la zone Euro me font penser à Jacques a dit, sauf qu’en l’occurrence, Jacques s’appelle « les marchés » ou encore « les agences de notation »…

Ainsi, Jacques a dit « Virez Papandréou » et l’Europe a viré Papandréou. Jacques a dit « Virez Berlusconi » et l’Europe a viré Berlusconi. Jacques a dit « la France va perdre son triple A » et la France… Ah non, excusez-moi, ce n’est pas encore le cas, c’était juste une erreur de Jacques !

À chaque fois que Jacques a dit quelque chose, les états et leurs gouvernants se sont exécutés. Pourtant, malgré la règle du jeu, Jacques n’en a fait qu’à sa tête et les Bourses ont plongé à chaque fois. C’est donc Jacques qui fait les règles comme ça lui chante, quand ça lui chante.

Partant de ce constat, il est vraisemblable que Jacques fasse tourner les dirigeants européens comme des derviches en imposant ses caprices jusqu’à ce que l’ordre financier mondial retrouve un équilibre qui permette à Jacques de spéculer et de s’enrichir de plus belle, sans courir vraiment beaucoup de risques puisque quand les marchés perdent de l’argent, ce sont les particuliers qui paient l’addition, comme on a pu le voir avec les subprimes.

J’en arrive tout naturellement à la dernière exigence de Jacques : il faut des plans de rigueur à peu près partout en Europe, dont la France. Et dans notre plan à nous, il y a une mesure qui va toucher (encore !) la distribution automatique : la TVA à 5,50 % qui passe à 7 %, aggravant encore la situation de la profession.

A cela, il n’y a à mon sens qu’une seule solution possible… Jacques a dit : « augmentez les prix » !

Au terme de cette année perturbée, toute l’équipe de DA MAG se joint à moi pour vous souhaiter un joyeux Noël et surtout une bonne année 2012, plus sereine et surtout plus porteuse d’avenir que ne l’aura été 2011.

Bonne lecture.

Eric FROGER

efroger@la-da.com

DOSSIER

 

Piloter son activité avec un logiciel de gestion

Dossier DA MAG 104

adapté

Sans vision précise de l’ensemble des activités de son entreprise, comment contrôler, coordonner, optimiser ? Toutes les structures sont soumises à cet impératif. Même celles de petite taille. Pour elles, les éditeurs de logiciels de gestion spécialisés dans la distribution automatique ont conçu des offres adaptées. Revue de détail.

A partir de quelle taille un gestionnaire a-t-il intérêt à s’équiper d’un logiciel de gestion ? A la question, les éditeurs de logiciels spécialisés dans la DA sont unanimes : dès que l’entreprise emploie au moins trois approvisionneurs. « Au-dessous, le gestionnaire passerait finalement plus de temps à gérer son système d’information », souligne Julien Lévy, PDG de JLD Informatique. Mais ces professionnels nuancent aussi la réponse par un conseil : « Dès que l'on a une tournée, cela représente un parc de plusieurs dizaines de machines et de clients qu'il faut suivre. Puisqu'il faut les saisir informatiquement, autant le faire avec un outil adapté dès le début, plutôt que de multiplier les feuilles Excel. Cela évite bien des problèmes », prévient Denis Groléat, PDG de Distrilog. Car la constitution de la base de données (qui renseigne sur les clients, les machines, les produits), noyau dur du logiciel, est effectivement une phase préa­lable nécessaire qui demande beaucoup d’attention car elle doit être fiable. Or, plus l’activité de l’entreprise est développée, plus la construction de cette base est délicate et plus elle prend du temps. Pour l’établir, il faudra que le gestionnaire aille récupérer les données parmi des informations disparates collectées par l’entreprise, parfois mal renseignées ou mises à jour. Plus l’activité est ancienne, plus le travail sera long et fastidieux, avec les risques que cela comporte en termes de fiabilité. « Si l’entreprise renseigne la base de données au fur et à mesure qu’elle prend des marchés, l’intégration des informations se fait avec une grande fluidité et amoindrit les risques d’erreurs », confirme Roland Gasc, ingénieur commercial de la société Orba. D’où l’intérêt pour le gestionnaire de s’équiper rapidement pour éviter d’avoir à opérer une remise à plat de ses informations.

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ANALYSE METIER

Navsa prépare 2012

NAVSA prépare 2012

Bilan d’activité de la profession, l’Assemblée Générale de NAVSA a marqué le lancement officiel de Feel Good. A l’heure où les entreprises négocient une période charnière, Jean-Marc Nigond rappelle les implications de NAVSA et ses chantiers.

L’ordre du jour du 2 novembre était copieux. Rappelant le travail effectué par NAVSA, Jean-Marc Nigond insiste sur le contexte. « Face à l’évolution des modes de consommation et des nouveaux besoins des clients, le secteur se trouve dans une phase de mutation importante ». Pour DA MAG, le Président de NAVSA commente son intervention du 25 Octobre auprès des médias. « En tant que fédération professionnelle, notre rôle est d’alerter sur le fait que les entreprises de DA sont aujourd’hui à une période charnière de leur activité. En effet, depuis 10 ans, les prix de vente au distributeur n’ont pas augmenté, alors même que le secteur est confronté à des enjeux économiques de fond tels qu’une montée du chômage entraînant des baisses de consommation, une forte croissance des coûts (matières premières, transport, travail), des difficultés de trésorerie et un ralentissement des investissements ». Au-delà de ces éléments, la profession doit composer avec des implantations plus nombreuses, une offre croissante de produits, une demande de services grandissante de la part des CE, de nombreuses innovations technologiques, et la mise en place de démarches éco-responsables et nutritionnelles.

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NOUVEAUTE PRODUIT

Des brownies dans la gamme St Michel Brownie St Michel

Début janvier, St Michel élargira sa gamme de moelleux avec un brownie fondant très chocolat (9,6 %), vendu par deux unités dans un étui 50 g adapté à la simple spire des distributeurs automatiques.

Gourmand et rassasiant, le brownie est un produit consensuel, connu de tous et largement apprécié. A la marque St Michel, les consommateurs le connaissent déjà puisqu’il est présent dans les linéaires de la grande distribution. Ils le retrouveront désormais également dans les automates, dans un format adapté, avec la même recette qualitative. En effet, fabriqués dans l’usine de Commercy, ces brownies, comme tous les autres produits de l’offre de la biscuiterie St Michel, respectent la charte ingrédients de l’entreprise : ils sont sans colorant, sans conservateur, sans huile de palme ni matière grasse hydrogénée et fabriqués avec du blé labellisé CRC (Cultures et Ressources Contrôlées) 100 % français (démarche volontaire d’agriculteurs qui s’unissent pour cultiver leurs champs dans des conditions sanitaires et environnementales optimales). En DA, l’étui de deux unités devrait être vendu 80 centimes d’euro. Les premières remontées terrain sont positives. Les gestionnaires à qui la force de vente de St Michel a déjà présenté cette nouveauté lui ont réservé un bon accueil.

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FOCUS FABRICANT

Sodebo met la DA à l’heure du merchandising DA Sodebo

Pour capter le consommateur vers la restauration automatique, l’industriel capitalise sur une implantation respectant la logique du repas et un arsenal promotionnel adapté aux salles de pause.

Malgré un contexte économique tendu, la DA peut tirer son épingle du jeu. En effet, face à la concurrence de la restauration rapide et des points chauds implantés à proximité des entreprises, « l’enjeu est de capter plus de consommateurs, et les faire acheter plus et plus souvent dans les distributeurs automatiques », plaide William Brezelle, le Chef de circuit DA et Restauration de Sodebo rappelant que « les produits frais contribuent à la diversification de l’offre alimentaire dans les DA, et permettent d’attirer des consommateurs qui n’hésitent pas à aller chercher ailleurs leurs produits, faute de les trouver dans les DA. Cette offre permet en outre de générer des ventes additionnelles ». Parmi les indicateurs les plus éloquents, un consommateur sur trois achète un deuxième produit après l’achat d’un produit frais. Par ailleurs, sachant que près d’un consommateur sur deux en distribution automatique consacre 30 minutes à la pause-déjeuner, le dispositif de séduction doit être efficace.

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