Nutri Score : explication du calcul et guide pour bien l’utiliser au quotidien

Le Nutri-Score s’affiche désormais sur de nombreux emballages alimentaires. Ce logo coloré avec une lettre de A à E donne une indication claire sur la qualité nutritionnelle globale d’un produit. Il complète le tableau détaillé au dos des packs et facilite la comparaison entre plusieurs options lors des courses. Lancé en France en 2017, ce système a connu une mise à jour importante en mars 2025 avec un nouveau calcul plus précis. Il aide à repérer rapidement les aliments les mieux composés sans avoir à analyser tous les chiffres.

Qu’est-ce que le Nutri Score ?

Le Nutri-Score est un logo placé sur la face avant des emballages. Il classe les produits selon leur qualité nutritionnelle grâce à une échelle de cinq niveaux. La lettre A associée au vert foncé signale les meilleurs profils. La lettre E avec l’orange foncé indique les compositions les moins favorables. Ce repère visuel s’applique à la plupart des aliments transformés et boissons vendus en supermarché.

Son but reste simple : permettre à chacun de comparer facilement des produits similaires, comme deux types de céréales ou plusieurs yaourts, et d’orienter les choix vers une meilleure composition globale. Il ne remplace pas les informations nutritionnelles complètes mais les rend plus accessibles en un coup d’œil.

Comment se calcule le Nutri Score ?

Le calcul s’effectue toujours sur la base de 100 grammes ou 100 millilitres de produit. Un algorithme attribue des points selon deux grandes catégories d’éléments.

Les éléments qui font baisser le score (points défavorables)

Plus la teneur est élevée, plus le score monte (ce qui est moins bon) : l’énergie apportée par les calories, les acides gras saturés, les sucres et le sel. Pour les boissons, les édulcorants entrent aussi en ligne de compte dans la version mise à jour.

Les éléments qui font monter le score (points favorables)

À l’inverse, les fibres, les protéines et la proportion de fruits, légumes ou légumineuses font baisser le score final (ce qui est meilleur). Certaines huiles de qualité comme l’olive, le colza ou la noix reçoivent également des points positifs dans le nouveau système.

Le score final résulte de la soustraction des points favorables aux points défavorables. Plus le résultat est bas, meilleure est la note finale.

Les évolutions du calcul depuis mars 2025

Le nouvel algorithme entré en vigueur en France au printemps 2025 affine plusieurs aspects. Les produits complets riches en fibres se distinguent mieux des versions raffinées. Les huiles de bonne qualité obtiennent souvent un B au lieu d’un C auparavant. Les poissons gras comme les sardines ou les maquereaux gagnent des points grâce à leur apport en oméga-3. En parallèle, les produits trop sucrés ou trop salés sont notés de façon plus stricte. Pour les boissons, l’eau reste la seule en A tandis que les versions édulcorées descendent généralement en C, D ou E.

Ces ajustements visent à mieux refléter les recommandations nutritionnelles actuelles et à différencier plus finement les aliments au sein d’une même catégorie.

Signification des lettres et couleurs

Voici un tableau récapitulatif clair :

Lettre Couleur Interprétation
A Vert foncé Meilleure qualité nutritionnelle
B Vert clair Bonne qualité nutritionnelle
C Jaune Qualité nutritionnelle moyenne
D Orange Qualité nutritionnelle à limiter
E Orange foncé Moins bonne qualité nutritionnelle

Exemples concrets de produits

Une bouteille d’eau affiche logiquement un A. Une huile d’olive de qualité atteint souvent un B grâce au nouveau calcul. Un yaourt nature demi-écrémé se situe généralement en B. Un muesli simple sans sucre ajouté peut atteindre un A, tandis qu’une version très sucrée pour enfants descend en C ou D. Une boîte de sardines au naturel bénéficie d’une meilleure note qu’avant. Un soda classique ou un jus industriel sucré se place plutôt en D. Ces différences aident à trancher rapidement entre plusieurs références d’un même rayon.

Conseils pratiques pour l’utiliser au supermarché

  • Comparez toujours des produits de la même catégorie : deux paquets de biscuits entre eux ou plusieurs pains de mie, jamais un biscuit avec un légume surgelé.
  • Privilégiez les notes A et B pour les aliments consommés régulièrement, surtout au petit-déjeuner ou en encas.
  • Lisez le score en complément du tableau nutritionnel au dos pour vérifier les portions réelles et les ingrédients précis.
  • Utilisez-le comme repère pour repérer les versions reformulées par les fabricants qui ont amélioré leurs recettes.
  • Gardez à l’esprit l’équilibre global de l’assiette plutôt que de viser uniquement des A à chaque repas.

Les points à garder en tête sur ce système

Le Nutri-Score ne prend pas en compte les additifs ni le degré de transformation des aliments. Il se base sur 100 g ou 100 ml et non sur la portion réellement consommée. Certains produits traditionnels comme certains fromages obtiennent souvent un D ou un E en raison de leur teneur naturelle en matières grasses et sel, même s’ils font partie d’une alimentation variée. Il reste un outil parmi d’autres et ne dispense pas de lire les étiquettes complètes ni de varier son alimentation.

De nombreuses entreprises ont déjà adapté leurs emballages au nouveau calcul depuis mars 2025. Le système continue d’évoluer pour gagner en précision. Quand vous faites vos courses, ce logo coloré devient un repère rapide et fiable pour orienter vos choix vers des compositions globalement plus intéressantes sur le plan nutritionnel.

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